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Trois mois d'essais, sept références écartées, une seule retenue. Le maillot Mali Basket ressemble à n'importe quel maillot — et c'est exactement le but. Voici ce qu'il a fallu pour y arriver.

Un maillot de basket doit encaisser deux contraintes contradictoires. Il faut qu'il évacue la sueur assez vite pour ne jamais coller, et qu'il garde sa forme après cinquante lavages. La plupart des mailles techniques réussissent la première et échouent la seconde : au bout d'une saison, le col est détendu et les emmanchures ont tourné.

On est partis d'un cahier des charges court. Grammage entre 140 et 150 g/m² — en dessous ça devient transparent, au-dessus ça devient lourd. Polyester recyclé uniquement. Et une élasticité mesurée à moins de 5 % de déformation après le protocole de lavage qu'on applique en interne.

Sept refus, une validation

Les deux premières références venaient d'un fournisseur portugais. Excellentes à la main, elles ont perdu 9 % en largeur au troisième lavage. Trois autres passaient le test de tenue mais ne respiraient pas : sur un match de quarante minutes, la maille se saturait.

« On a arrêté de chercher la maille parfaite le jour où on a accepté de payer 18 % plus cher au mètre. »

La référence retenue est tricotée en Italie, avec un envers légèrement gaufré qui décolle le tissu de la peau. C'est ce détail qui fait la différence à l'usage : l'air circule même quand le maillot est mouillé.

Ce que ça change pour toi

Concrètement : le maillot sèche en vingt minutes à l'air libre, ne bouloche pas au niveau des aisselles, et garde son tombé après un an d'usage intensif. On l'a fait porter à douze joueurs de la CAN des Quartiers pendant toute la saison 2025 avant de valider la production.

Ça explique aussi pourquoi on ne descend pas sous 39,99 €. À ce prix-là, on est à la marge minimale qui permet de garder cette maille. Le jour où on change de tissu pour gagner trois euros, on vous le dira.